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Avec une volonté de partage d'une foi commune en Notre Seigneur et Père qui nous accompagne et nous suit.

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samedi 7 avril 2018

Samedi 7 avril : "Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création."

Première lecture

« Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 13-21)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,
les chefs du peuple, les Anciens et les scribes
constataient l’assurance de Pierre et de Jean
et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture
et de simples particuliers,
ils étaient surpris ;
d’autre part, ils reconnaissaient en eux
ceux qui étaient avec Jésus.
Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri,
ils ne trouvaient rien à redire.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême,
ils se mirent à discuter entre eux.
Ils disaient :
« Qu’allons-nous faire de ces gens-là ?
Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ;
cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem,
et nous ne pouvons pas le nier.
Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple,
nous allons les menacer
afin qu’ils ne parlent plus à personne
en ce nom-là. »
Ayant rappelé Pierre et Jean,
ils leur interdirent formellement
de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent :
« Est-il juste devant Dieu de vous écouter,
plutôt que d’écouter Dieu ?
À vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible
de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent,
faute d’avoir trouvé le moyen de les punir :
c’était à cause du peuple,
car tout le monde rendait gloire à Dieu
pour ce qui était arrivé.
– Parole du Seigneur.

Psaume

(117 (118), 1.14-15ab, 16-18, 19-21)
R/ Seigneur, je te rends grâce,
car tu m’as exaucé.
ou : Alléluia !
(cf. 117, 21)
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes :
« Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur :
il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,
mais sans me livrer à la mort.
Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.

 

Évangile

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile » (Mc 16, 9-15)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine,
Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine,
de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle
à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant
et qu’elle l’avait vu,
ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect
à deux d’entre eux
qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres,
qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes
pendant qu’ils étaient à table :
il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs
parce qu’ils n’avaient pas cru
ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Puis il leur dit :
« Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création. »
– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Tout au long de cette semaine, la liturgie nous a fait célébrer la résurrection. L'un après l'autre, les textes nous ont replongé à la fois dans les Actes des Apôtres et le début de leur cheminement après la Passion de leur Maître, mais aussi dans les rencontres que Jésus a faites après sa résurrection.

Aujourd'hui, l'Evangile de Marc, tel un condensé, récapitule différents moments, différentes rencontres de Jésus, tantôt avec Marie-Madeleine, tantôt avec ses disciples. Et Marc revient sur les doutes et les difficultés de croire en cette résurrection, à tel point que Jésus va leur reprocher "leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs". Malgré les Ecritures et ce que leur avait dit Jésus et les prophètes avant lui, ceux auxquels Jésus n'était pas apparu "ne crurent pas non plus" les témoins de ces rencontres.

Et quoi ? Deux millénaires plus tard, n'en sommes-nous pas parfois au même point ? Qu'il est parfois difficile de croire, de croire sans voir, sans toucher... Pourtant Jésus ne juge pas, il ne perd pas patience et ne regarde pas en arrière. Encore une fois il se présente à ses Apôtres, et encore une fois il leur tend la main, il les invites à dépasser leur peine, leurs doutes, pour les exhorter à leur tour à témoigner en répandant sa Parole et ses enseignements, tout comme nous sommes appelés à le faire dans nos vies quotidiennes...

... « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. » ...

jeudi 5 avril 2018

Vendredi 6 avril : "C'est le Seigneur"

Première lecture

« En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 1-12)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,
après la guérison de l’infirme,
comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple,
les prêtres survinrent,
avec le commandant du Temple
et les sadducéens ;
ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple
et annoncer, en la personne de Jésus,
la résurrection d’entre les morts.
Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain,
puisque c’était déjà le soir.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole
devinrent croyants ;
à ne compter que les hommes,
il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain se réunirent à Jérusalem
les chefs du peuple, les anciens et les scribes.
Il y avait là Hanne le grand prêtre,
Caïphe, Jean, Alexandre,
et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux
et les questionnèrent :
« Par quelle puissance, par le nom de qui,
avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint,
leur déclara :
« Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui
pour avoir fait du bien à un infirme,
et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous,
ainsi que tout le peuple d’Israël :
c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,
lui que vous avez crucifié
mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
c’est par lui que cet homme
se trouve là, devant vous, bien portant.
Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,
mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut,
car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,
qui puisse nous sauver. »
– Parole du Seigneur.

Psaume

(117 (118), 1-2.4, 22-24, 25-27a)
R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle.
ou : Alléluia !
(117, 22)
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.

Évangile

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons
que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.
– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Aujourd'hui, depuis sa résurrection, c'est la troisième fois que Jésus se montre à ses disciples... Mais revenons à avant cette rencontre. Sept disciples sont là, dont Pierre, quand ils décident d'aller à la pêche, comme ils le faisaient avant leur rencontre avec Jésus. Or, après avoir passé la nuit à pêcher, ils ne ramènent rien... C'est alors qu'apparaît Jésus, au lever du jour, au bord du rivage. Comme les fois précédentes, les disciples ne le reconnaissent pas. C'est après avoir obéi à son injonction conduisant à une pêche miraculeuse et sur l'intuition de Jean "le disciple que Jésus aimait" qu'ils le reconnaissent enfin, jetant le trouble parmi eux à tel point que Pierre se jette à l'eau tout habillé...Et même de retour sur la plage, ils sont encore hésitants, n'osant lui demander qui il est, tout en sachant en leur for intérieur "que c'était le Seigneur".

Est-ce si difficile de reconnaître Jésus ? C'est comme si sa résurrection l'avait changé... Pourtant il est toujours le même, avec la même douceur et la même volonté de servir ses disciples en les accompagnant et en leur donnant à manger. Au-delà de cette nourriture physique, c'est aussi à notre nourriture spirituelle que l'on peut penser. Faire confiance à Jésus, lui obéir, nous amènera, comme les disciples, à ne manquer de rien. Encore faut-il garder confiance et rester attentif à sa présence.

Le Bienheureux John Henry Newman a écrit : "c'est que les hommes qui mènent une vie de croyant aperçoivent de temps en temps des vérités qu'ils n'avaient pas encore vues, ou sur lesquelles leur attention n'avait jamais été appelée. Et tout d'un coup, elles se dressent devant eux comme un appel irrésistible. Or, il s'agit de vérités qui engagent notre devoir, qui prennent la valeur de préceptes, et qui demandent l'obéissance. C'est de cette façon, ou par d'autres encore, que le Christ nous appelle maintenant. Il n'y a rien de miraculeux ou d'extraordinaire dans cette façon de faire. Il agit par l'intermédiaire de nos facultés naturelles et au moyen des circonstances mêmes de la vie."

... Ils savaient que c'était le Seigneur ...

mercredi 4 avril 2018

Jeudi 5 avril : "La paix soit avec vous !"

Première lecture

« Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts » (Ac 3, 11-26)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,
l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir
ne les lâchait plus.
Tout le peuple accourut vers eux
au Portique dit de Salomon.
Les gens étaient stupéfaits.
Voyant cela, Pierre interpella le peuple :
« Hommes d’Israël,
pourquoi vous étonner ?
Pourquoi fixer les yeux sur nous,
comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle
ou de notre piété
que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères,
a glorifié son serviteur Jésus,
alors que vous, vous l’aviez livré,
vous l’aviez renié en présence de Pilate
qui était décidé à le relâcher.
Vous avez renié le Saint et le Juste,
et vous avez demandé
qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie,
lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ :
c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme
que vous regardez et connaissez ;
oui, la foi qui vient par Jésus
l’a rétabli dans son intégrité physique,
en votre présence à tous.
D’ailleurs, frères, je sais bien
que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé
par la bouche de tous les prophètes :
que le Christ, son Messie souffrirait.
Convertissez-vous et tournez-vous vers Dieu
pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur,
et il enverra le Christ Jésus
qui vous est destiné.
Il faut en effet que le ciel l’accueille
jusqu’à l’époque où tout sera rétabli,
comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints,
ceux d’autrefois, ses prophètes.
Moïse a déclaré :
Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous,
du milieu de vos frères, un prophète comme moi :
vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
Quiconque n’écoutera pas ce prophète
sera retranché du peuple.

Ensuite, tous les prophètes
qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs,
aussi nombreux furent-ils,
ont annoncé les jours où nous sommes.
C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance
que Dieu a conclue avec vos pères,
quand il disait à Abraham :
En ta descendance seront bénies
toutes les familles de la terre.

C’est pour vous d’abord
que Dieu a suscité son Serviteur,
et il l’a envoyé vous bénir,
pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »
– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)
R/ Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom,
par toute la terre ! ou : Alléluia !
(Ps 8, 2)
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.


 Évangile

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »
– Acclamons la Parole de Dieu.


Réflexion

Hier nous cheminions avec les disciples d'Emmaüs avec lesquels Jésus avait marché, parlé et à qui enfin Il a ouvert les yeux en partageant le pain avec eux. Nous nous sommes interrogés sur la part "d'aveuglement" qui peut se trouver en chacun de nous.

Et voici qu'aujourd'hui Jésus remet ça, et avec les apôtres, ses disciples, ses compagnons de route qui l'ont accompagné pendant son ministère.
"La paix soit avec vous !"
La présence de Jésus parmi eux, avant de les combler de joie, suscite en eux un sentiment de peur et de crainte. Alors Jésus leur montre ses plaies, ses blessures encore présentes, il exhorte ses amis à les toucher afin encore une fois de les ouvrir les yeux. Comme il le fera ensuite avec Thomas... Ainsi il leur donne la preuve de sa résurrection, mais aussi qu'il est toujours le même Jésus qu'ils ont connu, suivi et servi.

Ensuite, et comme toutes les fois auparavant, ils s'attable avec eux dans cette attitude fraternelle de partage autour du repas en communauté, et comme souvent encore, Il en profite pour parler avec eux et pour revenir sur les écritures, leur rappelant ce qui devait depuis toujours être accompli : l'amour, le pardon, la salvation ne pouvaient être obtenus qu'en allant jusqu'au bout des souffrances...

Cette présence au sein de la communauté, cette (re)découverte de la Parole et ces instants de partage, ne les revivons-nous pas chaque fois dans nos rencontres et nos échanges à la catéchèse, l'aumônerie, nos repas entre amis, et bien sûr dans la messe et dans l'eucharistie ? Ainsi, nous revivons ensemble régulièrement ces gestes pour nous aussi partager la présence de Dieu auprès de chacun de nous et dans nos communautés afin que, tels les disciples, notre intelligence s'ouvre et qu'elle reste attentive, mais qu'aussi nous en soyons les témoins et qu'à notre tour nous nous fassions témoins pour d'autres...

Dans les deux versets suivants de cet évangile qui ne sont pas retranscrits ici, Jésus prononce une dernière promesse "moi j'envoie sur vous la promesse de mon Père. Mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de puissance d'en haut." (Luc 24,49) et effectue une dernière action de bénédiction "Et il les emmena dehors jusque vers Béthanie et, levant ses mains, il les bénit" (Luc 24,49

... À vous d’en être les témoins ...

Mercredi 4 avril : "Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent"

 Première lecture

« Ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus, lève-toi et marche » (Ac 3, 1-10)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,
Pierre et Jean montaient au Temple
pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
On y amenait alors un homme, infirme de naissance,
que l’on installait chaque jour à la porte du Temple,
appelée la « Belle-Porte »,
pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple,
il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui,
et il dit :
« Regarde-nous ! »
L’homme les observait,
s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
Pierre déclara :
« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ;
mais ce que j’ai, je te le donne :
au nom de Jésus Christ le Nazaréen,
lève-toi et marche. »
Alors, le prenant par la main droite,
il le releva
et, à l’instant même,
ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
D’un bond, il fut debout
et il marchait.
Entrant avec eux dans le Temple,
il marchait, bondissait, et louait Dieu.
Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait :
c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple
pour demander l’aumône.
Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés
devant ce qui lui était arrivé.
– Parole du Seigneur.

Psaume

(104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)
R/ Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! ou : Alléluia ! (104, 3b)
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.
Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.
Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.
Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Évangile

Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain (Lc 24, 13-35)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Nous sommes en présence des disciples d'Emmaüs, qui cheminent en discutant, abattus, des récents événements. Ils sont tellement préoccupés que lorsque Jésus les rejoint, "leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître." et ils considèrent Jésus comme un nouveau compagnon de route de passage.
Tout à leur peine et à leur doutes, ils ne croient pas, ils ne voient pas. Il faut que Jésus leur réexplique les Ecritures, qu'il revienne sur ce qu'avaient prédit les prophètes. Et même après ça, malgré leur "coeur brûlant", ils ne le reconnaissent toujours pas.
"Reste avec nous, car déjà le soir approche et déjà le jour baisse", cette demande des disciples d'Emmaüs peut être à double sens : au sens premier, par altruisme, ils ne souhaitent pas qu'il arrive malheur à ce compagnon de route. Mais inconsciemment, leur coeur n'aspirerait-il pas à vouloir reconnaître Jésus et jouir de sa bienveillante et brûlante présence ?
Il faut aller jusqu'à la fraction du pain pour que leurs yeux s'ouvrent et qu'ils le reconnaissent enfin, mais c'est aussi à ce moment-là qu'il disparut, et aussitôt les deux compagnons reprennent la route afin d'aller partager cette bonne nouvelle.

Curieusement, cette rencontre n'est-elle pas aussi un peu la nôtre tout au long de notre cheminement de chrétien et de compagnon de route de nos frères ? Un peu comme les disciples d'Emmaüs, nous avons parfois des inquiétudes, des doutes, nous nous sentons peut-être découragés, voire même tout comme ces deux disciples nous sommes aveuglés.

Pourtant Il est là, ce divin troisième voyageur qui chemine avec nous au quotidien, Il est là, Il fait route à nos côtés, laissons-lui donc nous ouvrir les yeux et le coeur pour qu'il nous aide à notre tour à accompagner nos compagnons de route sur les chemins de la vie...

..."Reste avec nous, car déjà le soir approche et déjà le jour baisse"...

dimanche 1 avril 2018

Dimanche 1er avril : Dimanche de Pâques

Messe du jour de Pâques

Première lecture

« Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,
quand Pierre arriva à Césarée
chez un centurion de l’armée romaine,
il prit la parole et dit :
« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,
depuis les commencements en Galilée,
après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth,
Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.
Là où il passait, il faisait le bien
et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,
car Dieu était avec lui.
Et nous, nous sommes témoins
de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.
Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,
Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se manifester,
non pas à tout le peuple,
mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
après sa résurrection d’entre les morts.
Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner
que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.
C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :
Quiconque croit en lui
reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »
– Parole du Seigneur.

Psaume

(117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)
R/ Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
(117, 24)
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Deuxième lecture

« Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens
Frères,
si vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut,
non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
– Parole du Seigneur.

Évangile

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)
Alléluia. Alléluia.
Notre Pâque immolée, c’est le Christ !
Célébrons la Fête dans le Seigneur !
Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
– Acclamons la Parole de Dieu.

Messe du jour de Pâques

Nous y sommes... Au lendemain de la mort puis de la résurrection de Jésus, au premier jour de la semaine, après le Sabbat. Tôt le matin, il fait encore sombre, Marie-Madeleine, toute à son amour et à sa dévotion pour Jésus, se rend au tombeau probablement pour prendre soin de la dépouille de celui qu'elle aimait. Se rendant compte qu'il était vide, elle se précipite prévenir Pierre et Jean. Aucun des trois n'avait encore compris, aucun des trois ne se rappelait les paroles de Jésus qui leur avait annoncé ce qui allait arriver. Comment ont-ils pu oublier ces paroles ? Trop belles pour être vraies ? Trop empreintes d'espoir pour pouvoir arriver ? Fort probablement, aveuglés par leur confusion et leur douleur.

Et pourtant... Face aux éléments qui ne pouvaient tromper (le linceul abandonné, "le linge, roulé à part à sa place" et non disparu, comme cela aurait été le cas si quelqu'un avait enlevé le corps), "l’autre disciple [...] vit, et il crut." Ainsi s'accomplissaient les écritures. On eut pu croire après la mort de Jésus sur la Croix que le mal avait définitivement triomphé. Que l'homme, dans son ignorance et sa corruption avait définitivement sacrifié Dieu en sacrifiant son Fils. Mais c'était sans compter sur son amour incommensurable, un amour plus grand que le péché, la faiblesse et la mort.

Dieu avait envoyé son Fils pour qu'il rachète les fautes des hommes, par sa résurrection il a enraciné l'espérance et la foi dans le coeur de Marie, Pierre et Jean, qui ont ensuite transmis cette nouvelle à d'autres, pour que l'accomplissement des formidables promesses annoncées par Jésus soit transmise aux millions d'autres baptisés qui ont suivi.  

"Il vit, et il crut"

Jésus est ressuscité... Alleluia !