Bienvenue

Bienvenue sur le site de JeCroisRadio.

Vous trouverez ici de la musique (via le player ci-dessous à droite de cette page) qui vous permettra d'accompagner vos moments de louanges.

Vous pourrez aussi lire les textes et les lectures du jour suivies d'une réflexion ou d'un commentaire lié aux textes.

Avec une volonté de partage d'une foi commune en Notre Seigneur et Père qui nous accompagne et nous suit.

N'hésitez pas à partager et à commenter.
Affichage des articles dont le libellé est Tite. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tite. Afficher tous les articles

dimanche 13 janvier 2019

Dimanche 13 janvier, Baptême du Seigneur, Lectures & Méditation du jour : "Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit"

Première lecture

« La gloire du Seigneur se révélera, et tout être de chair verra » (Is 40, 1-5.9-11)
Lecture du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple,
– dit votre Dieu –
    parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié,
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.
    Une voix proclame :
« Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
tracez droit, dans les terres arides,
une route pour notre Dieu.
    Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
    Alors se révélera la gloire du Seigneur,
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé. »
    Monte sur une haute montagne,
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force,
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
        Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
    Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30)
R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
(Ps 103, 1)
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
tu élèves dans leurs eaux tes demeures.
Des nuées, tu te fais un char,
tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs, les flammes des éclairs.
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela , ta sagesse l’a fait ;
     la terre s’emplit de tes biens.
Voici l’immensité de la mer,
son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.
Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.
Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;
tu reprends leur souffle, ils expirent
      et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Deuxième lecture

« Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint » (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
     la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.
    Lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
    il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
    Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
    afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

 – Parole du Seigneur.


Évangile

« Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit » (Lc 3, 15-16.21-22)
Alléluia. Alléluia.
Voici venir un plus fort que moi,
proclame Jean Baptiste ;
c’est lui qui vous baptisera
dans l’Esprit Saint et le feu.
Alléluia. (cf. Lc 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,
et tous se demandaient en eux-mêmes
si Jean n’était pas le Christ.
    Jean s’adressa alors à tous :
« Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »
    Comme tout le peuple se faisait baptiser
et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,
le ciel s’ouvrit.
    L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,
descendit sur Jésus,
et il y eut une voix venant du ciel :
« Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion


Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
regnumchristi.fr

1. « En ce temps-là (…) le peuple était en attente. »

Tandis que l’Évangile de Jean ne raconte pas le moment du baptême de Jésus, Matthieu, Marc et Luc en font le récit chacun selon son style. Ici, Luc voulant insister sur l’humanité de Jésus, précise que : « Jésus priait, le ciel s’ouvrit ». Jésus est ici totalement au milieu des hommes, il est l’un d’eux, l’un de nous, silencieux et identifié à chacun des hommes. C’est aussi une réponse à la question que se posait le peuple en attente : le messie attendu ne serait-il pas Jean-Baptiste lui-même ?


2. « Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

Jésus est en prière, comme chaque homme de cette foule devrait l’être. Jésus n’est, devant les hommes, qu’un homme ordinaire qui attend avec les autres. Juste avant d’être baptisé et avant cette identification divine, personne ne l’identifie au Messie attendu. Jean-Baptiste, lui-même, savait-il qui était cet homme en prière à côté de lui ?
Jean affirmait qu’il n’avait pas fait autre chose que de baptiser dans l’eau alors que celui que le monde attendait baptiserait dans l’Esprit Saint ; tous les fidèles rassemblés autour de Jean-Baptiste savaient qu’il leur parlait du Messie, de celui que Dieu enverrait. Mais pour le moment, cet envoyé ne s’était pas encore ouvertement manifesté. Et pourtant, Jésus est là, au milieu d’eux.


3. « (…) le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus (…) »

Luc, en trois mots, décrit un événement décisif. Les autres évangélistes décrivent le même moment : la descente de l’Esprit Saint. Mais cette descente ne se fait pas au milieu des éclairs et du bruit, c’est une colombe qui « demeura sur lui » (Jn 1, 32). Cette descente est la traduction littérale de la prophétie d’Isaïe. Ciel et terre communiquent, il n’y a plus de distance infranchissable entre eux, la communication entre Dieu et son peuple est rétablie : l’humanité, et chacun de ses membres en particulier, est remise entre les mains de son Dieu et Père. C’est une ère nouvelle qui est là, c’est une nouvelle Alliance. « Pour la première fois, le mystère de la Trinité est manifesté au monde. » (Cf. L’intelligence des Écritures, Marie-Noëlle Thabut, Année B, p. 153, édition Présence Graphique, 2011).
Le baptême est la première rencontre avec le Seigneur qui vient prendre sur lui notre péché. Et maintenant, après notre baptême, le sacrement de la réconciliation, la miséricorde de Dieu est toujours offerte avec générosité à ceux qui s’approchent de lui.


† " le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus " †



mercredi 14 novembre 2018

Mercredi 14 novembre, Lectures & Méditation du jour : "Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !"

Première lecture

« Nous étions égarés, mais il nous a sauvés par sa miséricorde » (Tt 3, 1-7)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
  rappelle à tous qu’ils doivent être soumis
aux gouvernants et aux autorités,
qu’ils doivent leur obéir
et être prêts à faire tout ce qui est bien ;
  qu’ils n’insultent personne,
ne soient pas violents, mais bienveillants,
montrant une douceur constante
à l’égard de tous les hommes.
  Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés,
égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de plaisirs ;
nous vivions dans la méchanceté et la jalousie,
nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres.
  Mais lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
  il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
  Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
  afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

          – Parole du Seigneur.

Psaume

(22 (23), 1-2a, 2b-3, 4, 5, 6)
R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer.
(cf. 22, 1)
Le Seigneur est mon berger :
   je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
   il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles
   et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
   pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
   je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
   ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
   devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
   ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent
   tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
   pour la durée de mes jours.


Évangile

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)
Alléluia. Alléluia.
Rendez grâce en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.
Alléluia. (1 Th 5, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
  Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
  Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance
  et lui crièrent :
« Jésus, maître,
prends pitié de nous. »
  à cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés.
  L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
  Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
  Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
  Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas
et rendre gloire à Dieu ! »
  Jésus lui dit :
« Relève-toi et va :
ta foi t’a sauvé. »

   – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Père Richard Tardiff, LC
regnumchristi.fr

   Ce passage de l’Évangile est un appel à demander avec foi et confiance au Seigneur tout ce dont nous avons besoin. Les dix lépreux n’hésitent pas à se présenter à Jésus pour exprimer leur demande. Même s’ils se tenaient à distance, comme c’était l’habitude à l’époque pour éviter toute contamination, Jésus n’avait pas peur de leur maladie. Il n’a pas peur non plus de nos misères et il pose sur nous un regard de tendresse et de miséricorde. N’ayons pas peur de présenter au Seigneur nos besoins, notre pauvreté, nos blessures, nos fragilités, même nos péchés pour demander sa guérison.

   Jésus renvoie les lépreux pour qu’ils aillent se présenter au prêtre. Les lépreux étaient mis au ban de la société pour éviter qu’ils transmettent leur maladie contagieuse. Ils étaient exclus des villes et villages et interdits d’accès aux synagogues, au temple et autres lieux publics. On les considérait même coupables de leur maladie comme si c’était une punition de Dieu pour leur péché. Ce n’est pas du tout l’attitude de Jésus envers eux. À l’époque les prêtres étaient la seule autorité compétente pour réintégrer les lépreux dans la société, une fois guéris de leur mal. Mais c’est seulement en cours de route que les dix lépreux ont été guéris et non au moment de leur rencontre avec Jésus. Ils devaient donc avoir confiance que la guérison se produirait même si elle n’était pas encore constatée ; ils étaient déjà en route pour voir le prêtre. Leur patience et leur acte de foi en Jésus leur a mérité la guérison.
   Nous sommes donc invités à faire confiance quand nous demandons quelque chose au Seigneur et attendre avec patience le moment de la grâce. L’heure de la grâce peut être instantanée mais elle peut aussi prendre des années. Faisons confiance au Seigneur qui connaît le meilleur moment pour répondre à notre prière et y répondre aussi de la manière qui nous convient le mieux.

   Seul l’un des dix lépreux revient sur ses pas pour remercier Jésus. Nous constatons aussi la déception de Jésus. Il aimait profondément ces dix lépreux et aurait voulu les revoir pour entrer dans une vraie relation d’amitié avec eux. Mais seul le samaritain revient pour rendre grâce. La gratitude nous aide à nous rendre compte combien nous sommes aimés du Seigneur et nous permet d’entrer plus en profondeur dans notre amitié avec lui.
   N’hésitons pas à revenir sur nos pas à la fin de chaque journée pour voir les merveilles de Dieu dans notre quotidien et louer le Seigneur pour tout ce qu’il a accompli pour nous. Cela nous aidera à grandir dans notre foi en lui, dans notre amour et dans notre espérance. La gratitude nous aide aussi à grandir dans nos relations avec les autres. Quand je dis merci à quelqu’un je me rends compte de son amour pour moi et je peux donc grandir dans ma confiance vis-à-vis de lui. N’hésitons pas à dire merci aussi aux personnes que nous croisons dans notre quotidien.



† " Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. " †

mardi 13 novembre 2018

Mardi 13 novembre, Lectures & Méditation du jour : "Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir"

Première lecture

« Vivons avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ » (Tt 2, 1-8.11-14)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
    dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine.
    Que les hommes âgés soient sobres,
dignes de respect, pondérés,
et solides dans la foi, la charité et la persévérance.
    De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte,
ne soient pas médisantes
ni esclaves de la boisson,
et qu’elles soient de bon conseil,
    pour apprendre aux jeunes femmes
à aimer leur mari et leurs enfants,
    à être raisonnables et pures,
bonnes maîtresses de maison, aimables,
soumises à leur mari,
afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème.
    Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables en toutes choses.
Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir,
par un enseignement sans défaut et digne de respect,
    par la solidité inattaquable de ta parole,
pour la plus grande confusion de l’adversaire,
qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous.
    Car la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 36 (37), 3-4, 18.23, 27.29)
R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.
Il connaît les jours de l’homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
Les justes posséderont la terre
et toujours l’habiteront.

Évangile

« Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17, 7-10)
Alléluia. Alléluia. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Lequel d’entre vous,
quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,
lui dira à son retour des champs :
“Viens vite prendre place à table” ?
    Ne lui dira-t-il pas plutôt :
“Prépare-moi à dîner,
mets-toi en tenue pour me servir,
le temps que je mange et boive.
Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
    Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur
d’avoir exécuté ses ordres ?
    De même vous aussi,
quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,
dites :
“Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 42)

Sois toujours fidèle dans les petites choses, car en elles réside notre force. Pour Dieu, rien n'est petit. Il n'entend rien diminuer. Pour lui, toutes les choses sont infinies. Pratique la fidélité dans les choses les plus minimes, non pas pour leur vertu propre, mais en raison de cette grande chose qu'est la volonté de Dieu -- et que, moi-même, je respecte infiniment.

Ne recherche pas des actions spectaculaires. Nous devons délibérément renoncer à tout désir de contempler le fruit de notre labeur, accomplir seulement ce que nous pouvons, du mieux que nous le pouvons, et laisser le reste entre les mains de Dieu. Ce qui importe, c'est le don de toi-même, le degré d'amour que tu mets dans chacune de tes actions.

Ne t'autorise pas le découragement face à un échec, dès lors que tu as fait de ton mieux. Refuse aussi la gloire lorsque tu réussis. Rends tout à Dieu avec la plus profonde gratitude. Si tu te sens abattu, c'est un signe d'orgueil qui montre combien tu crois en ta propre puissance. Ne te préoccupe pas plus de ce que pensent les gens. Sois humble et rien ne te dérangera jamais. Le Seigneur m'a lié là où je suis ; c'est lui qui m'en déliera.


† " Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir " †

lundi 12 novembre 2018

Lundi 12 novembre, Lectures & Méditation du jour : "Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras"

Première lecture

« établis des Anciens comme je te l’ai commandé moi-même » (Tt 1, 1-9)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Paul, serviteur de Dieu,
apôtre de Jésus Christ
au service de la foi de ceux que Dieu a choisis
et de la pleine connaissance de la vérité
qui est en accord avec la piété.
    Nous avons l’espérance de la vie éternelle,
promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas.
    Aux temps fixés, il a manifesté sa parole
dans la proclamation de l’Évangile
qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur.
    Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant
selon la foi qui nous est commune :
à toi, la grâce et la paix
de la part de Dieu le Père
et du Christ Jésus notre Sauveur.
    Si je t’ai laissé en Crète,
c’est pour que tu finisses de tout organiser
et que, dans chaque ville, tu établisses des Anciens
comme je te l’ai commandé moi-même.
    L’Ancien doit être quelqu’un qui soit sans reproche,
époux d’une seule femme,
ayant des enfants qui soient croyants
et ne soient pas accusés d’inconduite ou indisciplinés.
    Il faut en effet que le responsable de communauté
soit sans reproche,
puisqu’il est l’intendant de Dieu ;
il ne doit être ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni brutal,
ni avide de profits malhonnêtes ;
    mais il doit être accueillant, ami du bien,
raisonnable, juste, saint, maître de lui.
    Il doit être attaché à la parole digne de foi,
celle qui est conforme à la doctrine,
pour être capable d’exhorter en donnant un enseignement solide,
et aussi de réfuter les opposants.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

Évangile

« Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » (Lc 17, 1-6)
Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
« Il est inévitable que surviennent des scandales,
des occasions de chute ;
mais malheureux celui par qui cela arrive !
    Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre
et qu’on le précipite à la mer,
plutôt qu’il ne soit une occasion de chute
pour un seul des petits que voilà.
    Prenez garde à vous-mêmes !
Si ton frère a commis un péché,
fais-lui de vifs reproches,
et, s’il se repent, pardonne-lui.
    Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi,
et que sept fois de suite il revienne à toi
en disant : “Je me repens”,
tu lui pardonneras. »
    Les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »
    Le Seigneur répondit :
« Si vous aviez de la foi,
gros comme une graine de moutarde,
vous auriez dit à l’arbre que voici :
    “Déracine-toi et va te planter dans la mer”,
et il vous aurait obéi. »

             – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)
 
Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l'éloge de l'enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l'on peut leur faire.

Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois; le langage grec utilisé par l'évangéliste fut "skandalon", qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple. Il faut avoir beaucoup de respect pour l'enfant et malheureux celui qui l'entraîne de quelque manière que ce soit au péché! (cf. Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l'aide d'une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes (elles ressemblent aussi, en plus grand, aux colliers que se mettent au coup les traumatisés). Mettre une pierre à celui qui cause scandale et le tirer à l'eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d'humour noir. Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants! Pauvres de nous si nous les initions au péché! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal: mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu'il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l'autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l'âme: Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui» (Lc 17,3).

En troisième lieu, la foi: plus qu'une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s'agit d'un "état d'âme", fruit de l'expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. «La foi est le début de la vie authentique», dit saint Ignace d'Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

 † " s’il se repent, pardonne-lui " †