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dimanche 20 janvier 2019

Dimanche 20 janvier, Lecture & Méditation du jour : "Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée"

Première lecture

« Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)
Lecture du livre du prophète Isaïe

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.
    Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.
    Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.
    On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »
Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».
    Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t’épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu.

   – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)
R/ Racontez à tous les peuples
les merveilles du Seigneur !
(Ps 95, 3)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !
Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.
Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !
Il gouverne les peuples avec droiture.

Deuxième lecture

« L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,
    les dons de la grâce sont variés,
mais c’est le même Esprit.
    Les services sont variés,
mais c’est le même Seigneur.
    Les activités sont variées,
mais c’est le même Dieu
qui agit en tout et en tous.
    À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit
en vue du bien.
    À celui-ci est donnée, par l’Esprit,
une parole de sagesse ;
à un autre,
une parole de connaissance,
selon le même Esprit ;
    un autre reçoit, dans le même Esprit,
un don de foi ;
un autre encore, dans l’unique Esprit,
des dons de guérison ;
    à un autre est donné d’opérer des miracles,
à un autre de prophétiser,
à un autre de discerner les inspirations ;
à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;
à l’autre, de les interpréter.
    Mais celui qui agit en tout cela,
c’est l’unique et même Esprit :
il distribue ses dons, comme il le veut,
à chacun en particulier.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)
Alléluia. Alléluia.
Dieu nous a appelés par l’Évangile
à entrer en possession de la gloire
de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    il y eut un mariage à Cana de Galilée.
La mère de Jésus était là.
    Jésus aussi avait été invité au mariage
avec ses disciples.
    Or, on manqua de vin.
La mère de Jésus lui dit :
« Ils n’ont pas de vin. »
    Jésus lui répond :
« Femme, que me veux-tu ?
Mon heure n’est pas encore venue. »
    Sa mère dit à ceux qui servaient :
« Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
    Or, il y avait là six jarres de pierre
pour les purifications rituelles des Juifs ;
chacune contenait deux à trois mesures,
(c’est-à-dire environ cent litres).
    Jésus dit à ceux qui servaient :
« Remplissez d’eau les jarres. »
Et ils les remplirent jusqu’au bord.
    Il leur dit :
« Maintenant, puisez,
et portez-en au maître du repas. »
Ils lui en portèrent.
    Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.
Il ne savait pas d’où venait ce vin,
mais ceux qui servaient le savaient bien,
eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas appelle le marié
    et lui dit :
« Tout le monde sert le bon vin en premier
et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.
Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
    Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.
C’était à Cana de Galilée.
Il manifesta sa gloire,
et ses disciples crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion


Saint Augustin (354-430) évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°8,1 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p.75 rev.)

   Le miracle par lequel notre Seigneur Jésus Christ a changé l'eau en vin n'a rien d'étonnant pour ceux qui savent que Dieu en est l'auteur. En effet, c'est bien le même qui, à ce jour de noces, produit du vin dans ces six jarres... et qui, tous les ans, renouvelle cette transformation dans les vignes. Ce que les serviteurs ont versé dans les jarres a été changé en vin par l'action du Seigneur ; de même, la pluie qui tombe des nuages est changée en vin par la même action du Seigneur. Cependant, nous ne l'admirons pas, parce que cela recommence tous les ans. L'habitude a fait disparaître l'émerveillement. Mais cela est beaucoup plus digne de notre attention que ce qui s'est passé dans les jarres remplies d'eau.
 
   En effet, qui songe à considérer l'œuvre de Dieu qui conduit et gouverne le monde entier ? N'est-on pas alors saisi d'étonnement et comme écrasé sous le poids de ces miracles ? Si l'on considère la puissance renfermée dans une seule graine de la première espèce venue, on y découvre une très grande réalité qui éblouit l'observateur. Mais les hommes, occupés ailleurs, sont devenus insensibles au spectacle des œuvres de Dieu, qui leur donnerait à louer le Créateur chaque jour. C'est pourquoi Dieu s'est réservé d'opérer certains prodiges inhabituels pour réveiller les hommes de leur assoupissement et les amener à le louer.
 
 
" C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui "

samedi 19 janvier 2019

Samedi 19 janvier, Lectures & Méditation du jour : "Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs"

Première lecture

Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce (He 4, 12-16)
Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères,
elle est vivante, la parole de Dieu,
énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;
elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit,
des jointures et des moelles ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Pas une créature n’échappe à ses yeux,
tout est nu devant elle, soumis à son regard ;
nous aurons à lui rendre des comptes.
En Jésus, le Fils de Dieu,
nous avons le grand prêtre par excellence,
celui qui a traversé les cieux ;
tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre
incapable de compatir à nos faiblesses,
mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,
à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance
vers le Trône de la grâce,
pour obtenir miséricorde
et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(18B (19), 8, 9, 10, 15)
R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie.
(cf. Jn 6, 63c)
La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ;
qu’ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

Évangile

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs (Mc 2, 13-17)
Alléluia. Alléluia.
Le Seigneur m’a envoyé
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération.
Alléluia. (Lc 4, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :
« Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 30 ; PL 52, 285 (trad. cf En Calcat, Orval et Matthieu commenté, DDB 1985, p.77)

   « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Dieu est accusé de se pencher vers l’homme, de s’asseoir près du pécheur, d’avoir faim de sa conversion et soif de son retour, d’accepter de manger les aliments de la miséricorde et de boire à la coupe de la bonté. Mais le Christ, mes frères, est venu à ce repas : la Vie est venue parmi ces convives pour faire vivre avec lui, de la même vie que lui, ceux qui allaient mourir. La Résurrection s’est allongée à cette table pour que ceux qui gisaient dans la mort se lèvent de leurs tombeaux ; la Grace s’est abaissée pour élever les pécheurs jusqu’au pardon ; Dieu est venu à l’homme pour que l’homme parvienne à Dieu ; le juge est venu au repas des coupables pour soustraire l’humanité à la sentence de condamnation ; le médecin est venu chez les malades pour rétablir leurs forces épuisées en mangeant avec eux ; le Bon Pasteur a penché l’épaule pour rapporter la brebis perdue au bercail du salut (Lc 15,3s)…

   « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Mais qui est pécheur, sinon celui qui refuse de se voir pécheur ? N’est-ce pas s’enfoncer dans son péché, et à vrai dire s’identifier au péché, que cesser de se reconnaître pécheur ? Et qui est injuste, sinon celui qui s’estime juste ?… Allons, pharisien, confesse ton péché, et tu pourras venir à la table du Christ. Le Christ pour toi se fera pain, ce pain qui sera rompu pour le pardon de tes péchés. Le Christ deviendra pour toi la coupe, cette coupe qui sera versée pour la rémission de tes fautes. Allons, pharisien, partage le repas des pécheurs, pour que tu puisses prendre ton repas avec le Christ. Reconnais-toi pécheur, et le Christ mangera avec toi. Entre avec les pécheurs au festin de ton Seigneur, et tu pourras ne plus être pécheur. Entre avec le pardon du Christ dans la maison de la miséricorde.


" Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs "

vendredi 18 janvier 2019

Vendredi 18 janvier, Lectures & Méditation du jour : "Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre"

Première lecture

« Empressons-nous d’entrer dans ce repos-là » (He 4, 1-5.11)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
craignons,
tant que demeure la promesse d’entrer dans le repos de Dieu,
craignons que l’un d’entre vous n’arrive,
en quelque sorte, trop tard.
Certes, nous avons reçu une Bonne Nouvelle, comme ces gens-là ;
cependant, la parole entendue ne leur servit à rien,
parce qu’elle ne fut pas accueillie avec foi par ses auditeurs.
Mais nous qui sommes venus à la foi,
nous entrons dans le repos dont il est dit :
Dans ma colère, j’en ai fait le serment :
On verra bien s’ils entreront dans mon repos !

Le travail de Dieu, assurément, était accompli
depuis la fondation du monde,
comme l’Écriture le dit à propos du septième jour :
Et Dieu se reposa le septième jour
de tout son travail.

Et dans le psaume, de nouveau :
On verra bien s’ils entreront dans mon repos !
Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là,
afin que plus personne ne tombe
en suivant l’exemple de ceux qui ont refusé de croire.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(77 (78), 3.4cd, 6ab.7bc, 8)
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. 77, 7b)
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
les titres de gloire du Seigneur,
sa puissance et les merveilles qu’il a faites.
Pour que l’âge suivant les connaisse,
et leur descendance à venir,
qu’ils n’oublient pas les exploits du Seigneur
mais observent ses commandements.
Qu’ils ne soient pas, comme leurs pères,
une génération indocile et rebelle,
génération de cœurs inconstants
et d’esprits infidèles à Dieu.

Évangile

« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre » (Mc 2, 1-12)
Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Quelques jours après la guérison d’un lépreux,
Jésus revint à Capharnaüm,
et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla
qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte,
et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé,
porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule,
ils découvrent le toit au-dessus de lui,
ils font une ouverture,
et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi,
Jésus dit au paralysé :
« Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là,
qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ?
Il blasphème.
Qui donc peut pardonner les péchés,
sinon Dieu seul ? »
Percevant aussitôt dans son esprit
les raisonnements qu’ils se faisaient,
Jésus leur dit :
« Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire à ce paralysé :
“Tes péchés sont pardonnés”,
ou bien lui dire :
“Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a autorité pour pardonner les péchés sur la terre…
– Jésus s’adressa au paralysé –
je te le dis, lève-toi,
prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »
Il se leva, prit aussitôt son brancard,
et sortit devant tout le monde.
Tous étaient frappés de stupeur
et rendaient gloire à Dieu, en disant :
« Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion


Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Matthieu, 8,5 (trad. SC 254, p. 199 rev.)

   Dans ce paralytique, c'est la totalité des païens qui est présentée au Christ pour être guérie. Mais les termes même de la guérison doivent être étudiés : ce qu'il dit au paralytique n'est pas : « Sois guéri », ni : « Lève-toi et marche », mais : « Sois ferme, mon fils, tes péchés te sont remis » (Mt 9,2). En un seul homme, Adam, les péchés avaient été transmis à toutes les nations. C'est pourquoi celui qui est appelé fils est présenté pour être guéri..., parce qu'il est la première œuvre de Dieu...; maintenant il reçoit la miséricorde qui vient du pardon de la première désobéissance. Nous ne voyons pas en effet que ce paralytique ait commis de péché ; et ailleurs le Seigneur a dit que la cécité de naissance n'avait pas été contractée à la suite d'un péché personnel ou héréditaire (Jn 9,3)...
 
   Nul ne peut remettre les péchés hormis Dieu seul, donc celui qui les a remis est Dieu... Et pour que l'on puisse comprendre qu'il avait pris notre chair pour remettre aux âmes leurs péchés et pour procurer aux corps la résurrection, il dit : « Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, dit-il au paralytique : Lève-toi et prends ton lit ». Il aurait suffi de dire : « Lève-toi », mais...il a ajouté : « Prends ton lit et va-t-en chez toi ». D'abord, il a accordé la rémission des péchés, ensuite il a montré le pouvoir de la résurrection, puis il a enseigné, en faisant enlever le lit, que la faiblesse et la douleur n'atteindront plus les corps. Enfin, en renvoyant cet homme guéri à sa propre maison, il a montré que les croyants doivent retrouver le chemin conduisant au paradis, ce chemin qu'Adam, père de tous les hommes, avait quitté quand il a été brisé par la souillure du péché.

" Mon enfant, tes péchés sont pardonnés "


mardi 15 janvier 2019

Mardi 15 janvier, Lectures & Méditation du jour : "Il enseignait en homme qui a autorité"

Première lecture

« Il convenait que Dieu mène à sa perfection, par des souffrances, celui qui est à l'origine du salut » (He 2, 5-12)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir,
dont nous parlons.
Un psaume l’atteste en disant :
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as abaissé un peu au-dessous des anges,
tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;
tu as mis sous ses pieds toutes choses.

Quand Dieu lui a tout soumis,
il n’a rien exclu de cette soumission.
Maintenant, nous ne voyons pas encore
que tout lui soit soumis ;
mais Jésus,
qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,
nous le voyons couronné de gloire et d’honneur
à cause de sa Passion et de sa mort.
Si donc il a fait l’expérience de la mort,
c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.
Celui pour qui et par qui tout existe
voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;
c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,
celui qui est à l’origine de leur salut.
Car celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés,
doivent tous avoir même origine ;
pour cette raison,
Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,
quand il dit :
Je proclamerai ton nom devant mes frères,
je te chanterai en pleine assemblée.


– Parole du Seigneur.

Psaume

(8, 2abc.5, 6-7, 8-9)
R/ Tu établis ton Fils
sur les œuvres de tes mains.
(cf. 8, 7)
Ô Seigneur, notre Dieu,
qu’il est grand ton nom par toute la terre !
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

Évangile

« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)
Alléluia. Alléluia. Accueillez la parole de Dieu pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu. Alléluia. (cf. 1 Th 2, 13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi
regnumchristi.fr

1. « Que nous veux-tu ? Es-tu venu pour nous perdre ? »

Jésus rencontre un homme possédé à l’entrée de la synagogue. Il vient d’enseigner, de parler de la venue du Royaume de Dieu et il est interrompu par ces cris : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? » Cet homme possédé ferme aussi l’entrée de nos cœurs. Parfois, quand Jésus vient avec sa Parole et la paix qui s’instaure quand il est présent, nous sentons en notre âme des voix qui dérangent et qui crient en nos cœurs : « Ce n’est pas si simple… je vais devoir laisser des choses de côté… pourquoi me dis-tu cela ? Que me veux-tu ? »
En début de ce temps de prière, essayons de mettre de côté ces voix. « Seigneur, pour l’instant, je désire uniquement te contempler et t’entendre. Je sais que tu veux mon bonheur. Tu ne m’enlèves rien et tu me donnes tout. » (cf. Benoît XVI, Homélie d’intronisation, 2006)

2. « Tais-toi ! »

Jésus, dans la synagogue ; les cris de cet homme ; les croisements de regards, les murmures : « ah, il dit cela parce qu’il est fou… mais c’est vrai que l’enseignement est exigeant… évidemment ce que ce Jésus dit n’est pas à prendre à la lettre… qu’est-ce que ce Jésus de Nazareth (et on sait tous que rien de bon n’est jamais venu de Nazareth) répondra ? »
Jésus ne répond rien ; ni à l’homme possédé, ni à tous ces murmures qui se répandent. Il les interpelle par un ordre : « Tais-toi ! » Pas de dialogue, Seigneur ? Pas de discussion ? Mais lorsque l’on est troublé par l’avenir et que l’on questionne l’amour et le projet de Dieu pour nous, il n’y a qu’une réponse : « Tais-toi ! »
Ce trouble qui s’installe dans nos cœurs s’appelle le doute. En soi, le doute est naturel et nécessaire mais lorsque l’on suspend la capacité de croire, de se fier à un fondement (donc la bonté de Dieu), on est mal ! Comme Thérèse de Lisieux, dans sa nuit de la foi, on sent le doute mais on s’accroche corps et âme à notre fondement.

3. « Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! »

Parfois, nous n’avons pas la force de dire « Tais-toi ! Sors ! » Dans des moments de doute profond, où les ténèbres s’engouffrent en nous et où tout semble noir devant nous, il est contre-intuitif de bannir le doute.
Jésus ne demande pas l’angélisme, d’ignorer les difficultés. Il les connaît. Mais il demande que nous posions un acte de confiance en lui et en son amour profond pour nous, non pas dans un résultat voulu. Et lorsque nous n’avons plus de force, cherchons de l’aide auprès de lui et auprès de nos frères et nos sœurs dans l’Église. Il agit avec autorité dans nos vies quand nous nous confions à lui à travers les personnes qu’il a placées sur nos routes et à qui il a donné la grâce de nous accompagner en son nom.


" Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent "

lundi 14 janvier 2019

Lundi 14 janvier, Lectures & Méditation du jour : "Convertissez- vous et croyez à l’Évangile"

Première lecture

« Dieu nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-6)
Lecture de la lettre aux Hébreux

À bien des reprises
et de bien des manières,
Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils
qu’il a établi héritier de toutes choses
et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu,
expression parfaite de son être,
le Fils, qui porte l’univers
par sa parole puissante,
après avoir accompli la purification des péchés,
s’est assis à la droite de la Majesté divine
dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges,
dans la mesure même où il a reçu en héritage
un nom si différent du leur.
En effet, Dieu déclara- t-il jamais à un ange :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ?
Ou bien encore :
Moi, je serai pour lui un père,
et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier- né
dans le monde à venir,
il dit :
Que se prosternent devant lui
tous les anges de Dieu.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(96 (97), 1-2, 6-7, 8bc- 9)
R/ Anges du Seigneur, adorez le Seigneur. (cf. 96, 7)
Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent,
justice et droit sont l’appui de son trône.
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.
Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités !
À genoux devant lui, tous les dieux !
Les villes de Juda exultent
devant tes jugements, Seigneur !
Tu es, Seigneur, le Très- Haut sur toute la terre :
tu domines de haut tous les dieux.

Évangile

« Convertissez- vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20)
Alléluia. Alléluia. Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez- vous et croyez à l’Évangile. Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez- vous
et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée,
Jésus vit Simon et André, le frère de Simon,
en train de jeter les filets dans la mer,
car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit :
« Venez à ma suite.
Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets,
ils le suivirent.
Jésus avança un peu
et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,
qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela.
Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers,
ils partirent à sa suite.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion


Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997) fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Lettre du 25/3/1993 à toute sa communauté dite « Testament spirituel »

   Notre Dame a été avec saint Jean et, j'en suis sûre, Marie Madeleine la première personne à entendre ce cri de Jésus « J'ai soif ! » (Jn 19,28). Elle connaît l'intensité et la profondeur de cet ardent désir de Jésus pour vous et pour les pauvres. Mais nous autres, le connaissons-nous ? Le sentons-nous comme elle ? ... Auparavant, Notre Dame me le demandait, mais maintenant c'est moi qui en son nom vous le demande, qui vous en supplie : « Écoutez la soif de Jésus ». Que cela soit pour chacun une parole de vie. Comment vous approcher de la soif de Jésus ? Un seul secret : plus vous viendrez à Jésus, mieux vous connaîtrez sa soif. 
 
   « Repentez-vous et croyez en l'Évangile » nous dit Jésus (Mc 1,15). De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Et que faut-il croire ? Que Jésus a soif dès maintenant de votre cœur et des pauvres. Lui qui connaît votre faiblesse, désire néanmoins seulement votre amour ; il veut simplement que vous lui laissiez une chance de vous aimer...
 
   Écoutez-le. Écoutez-le prononcer votre propre nom. Et ainsi faites que ma joie, et la vôtre, soient complètes (1Jn 1,4).

" Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes "