Bienvenue

Bienvenue sur le site de JeCroisRadio.

Vous trouverez ici de la musique (via le player ci-dessous à droite de cette page) qui vous permettra d'accompagner vos moments de louanges.

Vous pourrez aussi lire les textes et les lectures du jour suivies d'une réflexion ou d'un commentaire lié aux textes.

Avec une volonté de partage d'une foi commune en Notre Seigneur et Père qui nous accompagne et nous suit.

N'hésitez pas à partager et à commenter.

mardi 16 octobre 2018

Mardi 16 octobre, Lectures & Méditation du jour : "Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous."

Première lecture

« Ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité » (Ga 5, 1-6)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
    c’est pour que nous soyons libres
que le Christ nous a libérés.
Alors tenez bon,
ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
    Moi, Paul, je vous le déclare :
si vous vous faites circoncire,
le Christ ne vous sera plus d’aucun secours.
    Je l’atteste encore une fois :
tout homme qui se fait circoncire
est dans l’obligation de pratiquer la loi de Moïse tout entière.
    Vous qui cherchez la justification par la Loi,
vous vous êtes séparés du Christ,
vous êtes déchus de la grâce.
    Nous, c’est par l’Esprit, en effet,
que de la foi nous attendons la justice espérée.
    Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur,
ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non,
mais c’est la foi, qui agit par la charité.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 118 (119), 41.43, 44-45, 47-48)
R/ Que vienne à moi, Seigneur, ton amour. (Ps 118, 41a)
Que vienne à moi, Seigneur, ton amour,
et ton salut, selon ta promesse.
N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité,
car j’espère tes décisions.
J’observerai sans relâche ta loi,
toujours et à jamais.
Je marcherai librement,
car je cherche tes préceptes.
Je trouve mon plaisir en tes volontés,
oui, vraiment, je les aime.
Je tends les mains vers tes volontés, je les aime,
je médite sur tes ordres.

Évangile

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41)
Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    pendant que Jésus parlait,
un pharisien l’invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et prit place.
    Le pharisien fut étonné
en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions
précédant le repas.
    Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,
mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
    Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur
n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
    Donnez plutôt en aumône ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Baudouin de Ford (1120-1190)
Homélie 6 sur la lettre aux Hébreux

Le Seigneur connaît les pensées et les intentions de notre cœur. Nul doute que lui, en effet, les connaisse toutes, mais nous, nous connaissons seulement celles qu'il nous rend manifestes par la grâce du discernement. Car l'esprit de l'homme ne sait pas toujours ce qui est en lui, et même lorsqu'il s'agit de ses pensées, qu'elles soient voulues ou non, il s'en fait une idée qui ne correspond pas toujours à la réalité. Même celles qui se présentent avec évidence au regard de son esprit, il ne les discerne pas avec précision, tant son regard est obscurci.

Il arrive souvent, en effet, pour une raison humaine ou qui relève du Tentateur, qu'on soit lancé par sa propre pensée dans ce qui n'est que l'apparence de la piété, et qui, aux yeux de Dieu, ne mérite nullement la récompense promise à la vertu. C'est qu'en effet certaines choses peuvent prendre l'aspect de vertus véritables, comme d'ailleurs de vices, et tromper les yeux du cœur. Par leurs séductions propres, elles peuvent troubler la vue de notre intelligence au point de lui faire prendre souvent pour du bien des réalités mauvaises en fait, et inversement de lui faire discerner du mal là où, en fait, il n'y en a pas. C'est là un aspect de notre misère et de notre ignorance, qu'il nous faut beaucoup déplorer et grandement redouter.

Il est écrit à ce sujet : Il est des voies qui paraissent droites à l'homme, mais qui débouchent sur l'enfer. C'est pour nous garder de ce danger que saint Jean nous exhorte en disant : Éprouvez les esprits, pour voir s'ils viennent de Dieu. Mais qui peut vérifier si les esprits viennent de Dieu, à moins d'avoir reçu de Dieu le discernement des esprits, et de pouvoir ainsi examiner avec précision et sans se tromper les pensées, les affections et les intentions de l'esprit ? Ce discernement est à la source de toutes les vertus et chacun en a besoin, soit pour conduire les autres, soit pour se diriger et s'amender soi-même.

Droite est notre idée de ce qu'il faut faire, quand elle est guidée par la volonté de Dieu; pure et bonne est notre intention, quand elle se dirige vers Dieu en toute simplicité. L'ensemble de notre vie en ce corps et de chacun de nos actes sera pénétré de lumière à condition que notre œil soit simple. Cet œil simple est vraiment tel, quand, à travers une réflexion droite, il voit ce qu'il faut faire, et quand, dans une intention pure, il passe à l'acte, simplement, et se garde de toute duplicité. La pensée droite n'accepte pas l'erreur, intention purifiée exclut le faux-semblant. Tel est le vrai discernement, en qui se rejoignent la droiture de la pensée et la pureté de l'intention.

Ainsi, tout doit se faire à la lumière du discernement, comme en Dieu, et sous le regard de Dieu ».
 

" Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? "



lundi 15 octobre 2018

Lundi 15 octobre, Lectures & Méditation du jour : "À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas"

Première lecture

« Nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre » (Ga 4, 22-24.26-27.31 – 5, 1)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
    il est écrit qu’Abraham a eu deux fils,
l’un né de la servante,
et l’autre de la femme libre.
    Le fils de la servante a été engendré selon la chair ;
celui de la femme libre l’a été en raison d’une promesse de Dieu.
    Ces événements ont un sens symbolique :
les deux femmes sont les deux Alliances.
La première Alliance, celle du mont Sinaï,
qui met au monde des enfants esclaves,
c’est Agar, la servante.
    tandis que la Jérusalem d’en haut est libre,
et c’est elle, notre mère.
    L’Écriture dit en effet :
Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n’enfantes pas ;
éclate en cris de joie,
toi qui ne connais pas les douleurs de l’enfantement,
car les enfants de la femme délaissée sont plus nombreux
que ceux de la femme qui a son mari.

    Dès lors, frères,
nous ne sommes pas les enfants d’une servante,
nous sommes ceux de la femme libre.
    C’est pour que nous soyons libres
que le Christ nous a libérés.
Alors tenez bon,
ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 112 (113), 1-2, 3-4, 5a.6-7)
R/ Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles ! ou Alléluia !
(Ps 112, 2)
Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !
Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre.

Évangile

« À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » (Lc 11, 29-32)
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme les foules s’amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
    Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l’homme
pour cette génération.
    Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi
regnumchristi.fr

   « Cette génération est une génération mauvaise ; elle cherche des signes. »
Pourquoi Jésus condamne-t-il la recherche des signes dans notre vie spirituelle, quand ils peuvent certifier la présence d’un Dieu caché et mystérieux ? Combien de fois lui demandons-nous un signe, une certitude que telle ou telle chose se situe dans son projet. Et en réponse, silence. Le silence de Dieu est terrible pour nous. Pourtant, Dieu parle dans ce silence, comme il a parlé à Élie sur le Mont Horeb (1 Roi 19, 11-14). C’est qu’il désire que nous ne cherchions pas des signes, mais que nous le cherchions. Seigneur, dans mon doute et dans les difficultés, là où ton silence me pèse, est-ce qu’au fond de moi je te cherche ?

   Le signe de Jonas : Jésus dit pourtant qu’il donnera un signe, celui « de Jonas ». C’est un double signe sur lequel nous allons centrer cette méditation. Le livre biblique de Jonas raconte qu’un homme est envoyé par Dieu pour convertir la ville de Ninive. Il prêche la destruction de Ninive, mais il sait que cette ville sera pardonnée par le Seigneur si elle se détourne de sa méchanceté. Inévitablement la ville se convertit. Jésus dit : « Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas ». Saint Bède interprète ces mots en disant que le « signe de Jonas » qui produit la conversion est le signe de l’Incarnation. Ce n’est pas un signe de pouvoir divin, mais un signe à échelle humaine, un signe qui s’abaisse jusqu’à notre langage, notre expérience et notre quotidien. Seigneur, quel signe est-ce que j’attends de toi ? Un signe éclatant ou les signes quotidiens de ta présence ? Sais-je reconnaître ton action dans ma vie ?

   Mais le signe de Jonas a deux sens. Jonas donne un signe, mais il en reçoit un. Après la conversion totale de Ninive, Jonas est écarté comme un illuminé qui prêche le malheur, un échec. Il demande au Seigneur qu’il veut attendre la mort. C’est là où il devient à nouveau « signe » car Dieu lui donne un signe de sa miséricorde pour tous, et pour lui particulièrement. Il n’a pas été prophète uniquement pour sauver Ninive. Dieu l’a envoyé pour lui révéler son cœur. Et pour s’ouvrir à ce mystère d’amour, Jonas devait passer par l’échec.

 † " il y a ici bien plus que Jonas "

dimanche 14 octobre 2018

Dimanche 14 octobre, Lectures et Méditation du jour : "Vends ce que tu as et suis-moi"

Première lecture

« À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse » (Sg 7, 7-11)
Lecture du livre de la Sagesse

J’ai prié,
et le discernement m’a été donné.
J’ai supplié,
et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.
    Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ;
à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ;
    je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ;
tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable,
et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue.
    Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ;
je l’ai choisie de préférence à la lumière,
parce que sa clarté ne s’éteint pas.
    Tous les biens me sont venus avec elle
et, par ses mains, une richesse incalculable.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17)
R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur :
nous serons dans la joie.
(cf. Ps 89, 14)
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.
Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs
     et ta splendeur à leurs fils.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l’ouvrage de nos mains.

Deuxième lecture

« La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12-13)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    elle est vivante, la parole de Dieu,
énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;
elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit,
des jointures et des moelles ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
    Pas une créature n’échappe à ses yeux,
tout est nu devant elle, soumis à son regard ;
nous aurons à lui rendre des comptes.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)
Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mettait en route
quand un homme accourut
et, tombant à ses genoux, lui demanda :
« Bon Maître, que dois-je faire
pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi dire que je suis bon ?
Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
    Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d’adultère,
ne commets pas de vol,
ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne,
honore ton père et ta mère.
 »
    L’homme répondit :
« Maître, tout cela, je l’ai observé
depuis ma jeunesse. »
    Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.
Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends ce que tu as
et donne-le aux pauvres ;
alors tu auras un trésor au ciel.
Puis viens, suis-moi. »
    Mais lui, à ces mots, devint sombre
et s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.
    Alors Jésus regarda autour de lui
et dit à ses disciples :
« Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses
d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
    Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.
Jésus reprenant la parole leur dit:
« Mes enfants, comme il est difficile
d’entrer dans le royaume de Dieu !
    Il est plus facile à un chameau
de passer par le trou d’une aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
    De plus en plus déconcertés,
les disciples se demandaient entre eux :
« Mais alors, qui peut être sauvé ? »
    Jésus les regarde et dit:
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pas pour Dieu ;
car tout est possible à Dieu. »
    Pierre se mit à dire à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté
pour te suivre. »
    Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
nul n’aura quitté,
à cause de moi et de l’Évangile,
une maison, des frères, des sœurs,
une mère, un père, des enfants ou une terre
    sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :
maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,
avec des persécutions,
et, dans le monde à venir,
la vie éternelle. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Père Richard Tardiff, LC
regnumchristi.fr

   Un jeune homme accourt vers Jésus avec une question brûlante. C’est une question à laquelle nous devons tous répondre un jour ou l’autre dans notre existence. Quelle est le sens de ma vie sur terre ? Vers où ma vie me mène-t-elle ? Qu’est-ce qui m’attend après la mort ? S’il y a une vie après la mort que dois-je faire pour y arriver ? Peu importe la manière dont nous la formulons, elle s’impose à chacun. Cette rencontre de Jésus avec ce jeune homme riche nous fait découvrir la réponse de Jésus à ces grandes questions de la vie.

   Une première réponse de Jésus à cette question est que nous sommes ici sur terre pour aimer Dieu et notre prochain, pour aimer et être aimé. C’est ce qui nous rendra heureux et nous permettra de nous épanouir. C’est ce qui nous permettra de vivre notre vocation de créature créée à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est amour. C’est pour cela qu’il renvoie le jeune homme aux dix commandements. Les trois premiers commandements nous invitent à l’amour de Dieu et les sept derniers nous invitent à l’amour du prochain. Mes pensées, mes paroles, mes gestes sont-ils inspirés par l’amour en ce moment dans ma vie ?

   Voyant que le jeune homme observait déjà les commandements, Jésus posa un regard sur lui et l’aima. Vivre selon les commandements, vivre selon la volonté du Seigneur dans notre vie, c’est vivre sous ce même regard aimant de Jésus. Ce regard nous dit que nous sommes appelés à vivre notre existence sous le regard de Dieu car c’est le seul regard qui soit réellement juste et objectif. Trop souvent, nous vivons sous le regard de nous-mêmes ou de celui des autres. Est-ce que je vis dans l’inquiétude de ce que les autres pensent de moi ? Est-ce que j’éprouve du mépris pour moi-même ? Remettons-nous sous le regard juste du Seigneur et cherchons à lui plaire avant de nous plaire à nous-même ou aux autres.

   Le jeune homme repart tout triste, ayant refusé l’invitation de Jésus à s’engager. Pourtant la vie est faite de choix et d’engagements. On ne peut pas tout faire. Il faut, à un moment donné, choisir où nous allons investir nos talents, nos dons pour servir, pour aimer, pour se donner à Dieu et aux autres. On ne choisit pas uniquement pour renoncer mais pour se consacrer au service d’un bien que le Seigneur nous appelle à accomplir qui apportera de la joie dans le monde. Ce bien que nous cherchons à réaliser par amour demandera certainement des sacrifices et des renoncements mais notre volonté est tendue non vers ceux-ci mais vers le bien que le Seigneur nous appelle à réaliser.
Il y a les petits appels du quotidien à aimer et à servir dans nos pensées, nos paroles, nos actions, dans les occasions qui se présentent pour faire le bien dans notre journée. Il y a des appels moyens : une mission dans un service d’Église ou dans des associations caritatives, par exemple. Mais il y a aussi les grands appels qui engagent notre vie tout entière : la vie consacrée, le mariage, une vie de célibat engagé en tant que laïc dans le monde et dans l’Église. Ne passons pas à côté de ces occasions pour s’engager. Une joie immense nous attend ! « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir » nous dit saint Paul dans les Actes des Apôtres (Ac 20, 35).

   Demandons au Seigneur de nous aider à être attentifs à ces appels et avoir la générosité pour y répondre. La prière, les sacrements, un accompagnateur spirituel peuvent beaucoup nous aider à être vigilants et discerner les appels du Seigneur. Vivre les commandements du Seigneur et répondre à ses appels sont le chemin qu’il nous indique pour arriver un jour à la joie de la vie éternelle.


" tout est possible à Dieu. "

samedi 13 octobre 2018

Samedi 13 octobre, Lectures & Méditation du jour : "Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu !"

Première lecture

« Tous, vous êtes fils de Dieu par la foi » (Ga 3, 22-29)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
    l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché,
afin que ce soit par la foi en Jésus Christ
que la promesse s’accomplisse pour les croyants.
    Avant que vienne la foi en Jésus Christ,
nous étions des prisonniers,
enfermés sous la domination de la Loi,
jusqu’au temps où cette foi devait être révélée.
    Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ
pour que nous obtenions de la foi la justification.
    Et maintenant que la foi est venue,
nous ne sommes plus soumis à ce guide.
    Car tous, dans le Christ Jésus,
vous êtes fils de Dieu par la foi.
    En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ,
vous avez revêtu le Christ ;
    il n’y a plus ni juif ni grec,
il n’y a plus ni esclave ni homme libre,
il n’y a plus l’homme et la femme,
car tous, vous ne faites plus qu’un
dans le Christ Jésus.
    Et si vous appartenez au Christ,
vous êtes de la descendance d’Abraham :
vous êtes héritiers selon la promesse.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)
R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.
ou : Alléluia !
(Ps 104, 8a)
Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.



Évangile

« Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu ! » (Lc 11, 27-28)
Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule
pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,
et dont les seins t’ont nourri ! »
    Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion


Saint Augustin (354-430)
évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon sur l'évangile de Matthieu, n° 25, 7-8 ; PL 46, 937 (trad. bréviaire 21/11)


   Faites attention à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples : « Voici ma mère et mes frères ». Et ensuite : « Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère » (Mt 12,49-50). Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi ?... Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent... Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein.
 
   Voyez si ce que je dis n'est pas vrai. Comme le Seigneur passait, suivi par les foules et accomplissant des miracles divins, une femme se mit à dire : « Heureux, bienheureux, le sein qui t'a porté ! » Et qu'est-ce que le Seigneur a répliqué, pour éviter qu'on ne place le bonheur dans la chair ? « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la gardent ! » Donc, Marie est bienheureuse aussi parce qu'elle a entendu la parole de Dieu et l'a gardée : son âme a gardé la vérité plus que son sein n'a gardé la chair. La Vérité, c'est le Christ ; la chair, c'est le Christ. La vérité, c'est le Christ dans l'âme de Marie ; la chair, c'est le Christ dans le sein de Marie. Ce qui est dans l'âme est davantage que ce qui est dans le sein. Sainte Marie, heureuse Marie !...
 
   Mais vous, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27)... « Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »... Car il n'y a qu'un seul héritage. C'est pourquoi le Christ, alors qu'il était le Fils unique, n'a pas voulu être seul ; dans sa miséricorde, il a voulu que nous soyons héritiers du Père, que nous soyons héritiers avec lui (Rm 8,17).


" Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! "


vendredi 12 octobre 2018

Vendredi 11 octobre, Lectures & Méditation du jour : "Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous"

Première lecture

« Ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham, le croyant » (Ga 3, 6-14)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
    Abraham eut foi en Dieu,
et il lui fut accordé d’être juste.

    Comprenez-le donc :
ceux qui se réclament de la foi,
ce sont eux, les fils d’Abraham.
    D’ailleurs, l’Écriture avait prévu, au sujet des nations,
que Dieu les rendrait justes par la foi,
et elle avait annoncé d’avance à Abraham
cette bonne nouvelle :
En toi seront bénies toutes les nations.
    Ainsi, ceux qui se réclament de la foi
sont bénis avec Abraham, le croyant.
    Quant à ceux qui se réclament de la pratique de la Loi,
ils sont tous sous la menace d’une malédiction,
car il est écrit :
Maudit soit celui qui ne s’attache pas à mettre en pratique
tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.

    Il est d’ailleurs clair que par la Loi
personne ne devient juste devant Dieu,
car, comme le dit l’Écriture,
celui qui est juste par la foi, vivra,
    et la Loi ne procède pas de la foi,
mais elle dit :
Celui qui met en pratique les commandements
vivra à cause d’eux.

    Quant à cette malédiction de la Loi,
le Christ nous en a rachetés
en devenant, pour nous, objet de malédiction,
car il est écrit :
Il est maudit, celui qui est pendu au bois du supplice.
    Tout cela pour que la bénédiction d’Abraham
s’étende aux nations païennes dans le Christ Jésus,
et que nous recevions, par la foi,
l’Esprit qui a été promis.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 110 (111), 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Le Seigneur garde toujours
mémoire de son alliance.
ou : Alléluia.
(Ps 110, 5b)
De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.
Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.
Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.



Évangile

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26)
Alléluia. Alléluia.
Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors,
dit le Seigneur ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes.
Alléluia. (Jn 12, 31b-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme Jésus avait expulsé un démon,
    certains dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
    D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
    Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
    Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
    Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
    En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
    Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
    Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
    Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
    Quand l’esprit impur est sorti de l’homme,
il parcourt des lieux arides
en cherchant où se reposer.
Et il ne trouve pas. Alors il se dit :
“Je vais retourner dans ma maison,
d’où je suis sorti.”
    En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.
    Alors il s’en va,
et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui,
au nombre de sept ;
ils entrent et s’y installent.
Ainsi, l’état de cet homme-là
est pire à la fin qu’au début. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion

Père Jean-Marie Fornerod, LC
regnumchristi.fr

   Ce passage de l’Évangile se déroule juste après que Jésus ait expulsé un démon d’une personne. Et certains, le texte ne précise pas qui, commencent à discuter sur ce qui vient de se passer. Jésus serait-il envoyé par Satan pour avoir le contrôle sur les démons ? Ou est-il envoyé par Dieu ? La question est importante, et Jésus ne laisse pas planer de doute. Mais il en profite aussi pour inviter ceux qui sont là à réfléchir un peu plus.

   En venant sur terre, Jésus se retrouve au centre d’une bataille spirituelle. Satan et ses démons étaient et sont à l’œuvre dans le monde. Et Jésus nous demande de choisir : si nous ne sommes pas avec lui, nous sommes contre lui. Il nous faut choisir, on ne peut pas rester indifférents. On ne peut pas combattre le mal en ne faisant rien. Il n’y a pas de neutralité dans ce combat. Qui ne se met pas avec Jésus aide le démon dans son entreprise. N’ayons donc pas peur de choisir Jésus. Lui seul veut notre bien. Et lui seul est capable de vaincre le démon.

   Ce passage finit par des paroles de Jésus qui expliquent qu’un démon sorti d’un homme peut y revenir, avec d’autres démons, aggravant encore la situation dans laquelle cet homme se trouvait. Ceci doit nous inciter à la prudence et à la vigilance tout au long de notre vie. La bataille contre Satan ne s’arrêtera pas tant que nous sommes vivants. Avec nos efforts nous pouvons acquérir des vertus, des habitudes de faire le bien, et de ne pas pécher. Mais ce n’est pas parce que nous possédons telle ou telle vertu que le combat est terminé. En effet, ce combat ne dépend pas en premier lieu de nos propres forces, mais de la présence de Jésus dans notre vie. Croire que, parce que nos efforts portent du fruit, nous n’avons plus besoin de Jésus, serait tomber dans une situation encore pire qu’avant.



" le règne de Dieu est venu jusqu’à vous "